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notre vision du marché engrais - 25 juillet 2016

√ Azote : le seuil plancher est-il atteint ?

C’est finalement l’Iran qui a fait cavalier seul, en étant le fournisseur unique du tender indien. En fait, seules 300'000 tonnes sur les 420'000 initiales du tender ont été couvertes. Et si les opérateurs avaient anticipé des niveaux de prix bas, leurs prévisions étaient encore trop « optimistes » puisque le prix offert par les iraniens a été jugé excessivement bon marché par le reste de la concurrence qui n’a pas voulu suivre à ces niveaux. L’Inde sera donc de nouveau sur le marché pour une quantité similaire courant aout. D’ici-là il sera difficile de trouver des arguments haussiers, surtout dans une saison normalement calme aux Etats-Unis et en Europe. Dans ce sens on notera que les dernières affaires concluent à partir du golfe Persique étaient elles aussi en baisse par rapport à la semaine passée, et les chinois même s’ils restent trop chers par rapport au reste des offres, ont quand même réduit leurs prix.

La tendance semble une fois encore baissière, la vraie question étant de savoir si nous sommes proches d’un seuil plancher ou s’il y a encore de la marge pour une chute plus importante.

 

√ Phosphate : un sentiment confus.

Ce jeu de force entre l’Inde et le Maroc quant à la fixation du prix de l’acide phosphorique n’est toujours terminé et personne ne sait si un accord a été trouvé. En parallèle les indiens ont une fois de plus diminué le prix du DAP domestique, incitant les acheteurs à continuer leurs achats malgré les stocks déjà importants.

Ailleurs, le brésil pourrait revenir au marché à la faveur d’un réal qui s’apprécie face au dollar américain, mais dans l’immédiat, l’activité reste assez peu significative.

 

√ Potasse : l’Inde encore et toujours

Tous les regards étaient tournés vers l’Inde qui recevait une délégation canadienne (plus grand producteur de potasse au monde) afin de discuter un important contrat d’approvisionnement. Par ailleurs il a été confirmé que les chinois ont fixés leur contrat avec les biélorusses à un prix sensiblement plus attractif que le prix auquel les indiens ont achetés du même fournisseur.