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Notre vision du marché engrais - vendredi 21 octobre 2016

√ Azote : une hausse des prix qui se consolide.

Le marché de l’urée continue à se raffermir, sur la même tendance que la semaine passée. L’ensemble des producteurs semblent avoir remonté leurs offres FOB, profitant d’un marché US qui se réveille et d’une demande consistante au Brésil. Personne ne veut rester « short » dans cette configuration qui pousse certains traders à constituer une position longue voyant un potentiel de hausse suffisant pour revendre ultérieurement leur urée avec profit.

                L’on se demandait encore la semaine passée si ce mouvement ne serait qu’un « déjeuner de soleil », mais la tendance semble s’installer dans le temps avec une demande qui se profile, les Indiens qui devraient rapidement annoncer un nouveau tender et les sites de production chinois qui ne tournent qu’a 55% de leur pleine capacité.

                A suivre, une possible suppression de la taxe à l’export sur l’urée, par le gouvernement chinois. Dans le cas d’une officialisation, la mesure serait mise en place début 2017.

√ Phosphate : un marché très fragile.

Rapport après rapport, le marché des phosphates ne semble pas trouver les conditions nécessaires à un retour à des niveaux supérieurs. Le Pakistan continue d’être la seule destination attractive pour écouler des phosphates et c’est la Chine qui rafle une bonne part du marché après avoir baissé ses prix. Les autres marchés s’ils ne sont pas déjà couverts, préfèrent attendre un possible affaissement supplémentaire des cours.

Peu d’arguments jouent en faveur d’un retournement de situation a moins que la production mondiale ne soit sérieusement altérée. Dans ce cas cela viendrait probablement de la Chine ou les coûts de production sont identiques aux prix de vente. En revanche les autres producteurs continuent à ces niveaux de prix, à faire des marges approximatives de 100 USD/tonne.

√ Potasse : Bis repetita.

Pas de nouvelle majeure sur le marché de la potasse. Les marchés restent calmes même si des volumes importants restent à couvrir en Inde. Attention, les producteurs russes et biélorusses n’ont plus rien à vendre pour des embarquements 2016.