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Notre vision du marché engrais - mardi 27 juin 2017

√ Azote : un scénario sans suspens.

                La baisse annoncée est là ! C’est surtout sur l’urée granulée que la baisse se fait sentir avec des ventes faites au départ de l’Egypte à 192 USD FOB alors que les ventes précédentes atteignaient les 200 USD. A ces niveaux, seulement quelques dollars nous séparent des niveaux les plus bas de mai.

 Si les usines chinoises ne tournent qu’à 50% / 60% de leur capacité et qu’à ces niveaux de prix actuels le pourcentage pourrait encore diminuer, les stocks invendus restent plutôt volumineux. L’Ukraine pourrait en revanche reprendre sa production d’urée dans les semaines à venir. Si tel était le cas, ce serait un argument de poids qui pèserait encore un peu plus sur une tendance déjà à la baisse. Dans un « marché d’acheteur » certains producteurs semblent prêts à baisser leurs prétentions, ce n’est que dans certaines ventes « à découvert » sur l’Europe et la Turquie qu’il faut trouver un argument haussier. On notera simplement une meilleure tenue des niveaux de prix de l’urée perlée en provenance de la Mer Noire et la Baltique.

√ Phosphate : pas de baisse mais surtout pas de hausse.

Pas de tendance claire qui se dégage pour le moment dans le marché des phosphates. L’Inde a acheté quelques volumes cette semaine en provenance de Chine et d’Arabie Saoudite mais ces ventes ne sont pas significatives puisqu’aucune autre demande n’est vraiment apparue. Les acheteurs semblent s’être retirés du marché attendant d’y voir plus clair. Les résultats de l’appel d’offre au Bengladesh pourraient être l’élément qui donne cette direction qui manque actuellement.

Au Brésil et en Argentine la demande devrait encore perdurer pour quelques semaines, ce qui reste un facteur assez « supportif » pour les cours dans la région.

√ Potasse : négociations toujours en cours

Le marché en Inde est suspendu à la reprise des négociations pour des contrats fin 2017. Elles étaient prévues pour cette semaine mais ont été annulées. La hausse de la taxe sur les produits et les services, en Inde toujours, contribue aussi à maintenir le marché dans une certaine léthargie.