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Notre vision du marché engrais - vendredi 20 octobre 2017

√ Azote : le scénario baissier battu en brèche.

                Si on pouvait relever un certain consensus dans le marché, sur un abaissement des prix de l’urée pour la fin de l’année, il faut se rendre à l’évidence : le marché en a décidé autrement. Les prix de l’urée granulée ont repris leur ascension, frôlant la barre des 300 $ FOB Egypte. Ce phénomène s’explique par les résultats du dernier tender indien (6$ de plus que le précédent appel d’offre), un nouveau tender qui pourrait paraitre très prochainement, mais aussi par la faible capacité de production du moment en Chine (estimée à 56% de la capacité totale). A cela il faut rajouter des stocks réduits dans les ports de l’empire du milieu et une production dans le Golf Arabique qui a été liquidée. On le comprend, le marché est très tendu pour le moment ce qui inévitablement engendre un ralentissement des affaires cette semaine. 

Ceci étant dit, la capacité de production mondiale reste nettement supérieure à la consommation, et on pourrait voir cette dernière hausse comme le chant du cygne avant un retour des prix vers des niveaux plus logiques.

 

√ Phosphate : pas d’embarquement avant décembre.

                Nous le disions dans notre dernier rapport, le marché des phosphates reste tendu pour une raison principale : la disponibilité. Aujourd’hui les producteurs au Maroc, en Russie, ou en Arabie Saoudite ont rempli leurs calendriers d’embarquement pour octobre bien sûr mais aussi novembre et parfois début décembre.

Pourtant l’Inde principal acheteur de DAP, s’est momentanément retiré du marché, ne voulant pas suivre la hausse des prix et pouvant se le permettre avec des stocks sur place encore confortables.

Le Brésil suit une logique similaire refusant de payer des prix de MAP (qui sont équivalents au DAP) et chercherait à acheter sa matière première dans les environs de 330 USD / T FOB.

√ Potasse : le réveil de l’Amérique Latine.

Cette semaine, la demande s’est nettement faite sentir en provenance de l’Amérique Latine, mais aussi du sud-est asiatique. Partout ailleurs l’offre limitée a tendance à soutenir les prix vers la hausse, d’autant plus que la demande en provenance de l’Inde et de la Chine ne décroit pas.